Lecture : L’animal est une personne

L’animal est une personne : Pour nos sœurs et frères les bêtes
Franz-Olivier Giesbert – 2014

J’ai entendu parler de ce livre lors de sa promo chez Ruquier (ONPC, à l’époque où Caron était chroniqueur). D’ailleurs je t’invite à y jeter un œil car les débats sont intéressant. J’en parle plus bas.

Le livre est composé de plusieurs chapitres qui peuvent se lire individuellement. C’est pratique quand on a une capacité de concentration très limitée (comme moi)… L’auteur alterne les souvenirs de moments privilégiés qu’il a eu avec les êtres non humains, et des informations détaillées sur l’exploitation animale (infos qu’il a glanées au cours des enquêtes journalistique qu’il a eu fait par le passé).

Des sujets intéressants sont abordés, comme la question de l’abattage religieux (qui a valu à l’auteur de nombreux commentaires haineux), son immersion dans un abattoir français pour un article ou encore un chapitre sur le soit disant végétarisme de Hitler. Giesbert transmet bien les informations utiles grâces à une écriture fluide et facile à lire, qui permet aussi de ne pas rendre les passages plus perso pesants.

Bon je vais droit au but, c’est clairement pas la lecture du siècle quand on est végétalien et antispéciste. D’ailleurs Giesbert assume totalement le fait qu’il est omnivore en se qualifiant de « végétarien à géométrie variable ». En effet il explique qu’il refuse de manger les bébés animaux et mange de la viande pour une raison sociale (les repas de famille, entre amis, au restaurant…). Perso, ça me déçoit. Tout ce travail, ces recherches, ces révélations et cet amour pour « les bêtes » comme il dit, pour au final continuer à les manger et donc cautionner le système qu’il dénonce.

Si tu as le temps, je t’invite à regarder le passage promo de Giesbert dans « On est pas couché ». On parle de son livre évidemment, mais ça ouvre la porte à un débat intéressant entre Léa Salamé, qui pose les questions lambdas des omnis aux antispécistes, et Aymeric Caron, qui justement a écrit à deux reprises sur l’antispécisme. Caron est ce qu’il est, mais je trouve ses réponses toujours justes et claires. Ne t’énerve pas sur les interventions de Ruquier qui balance à la fin que Caron va « très loin dans son végétarisme ». C’est mauvais pour le karma.

En bref : c’est pas ouf, surtout quand on sait qu’au final Giesbert a ses limites dans son engagement pour la cause animale. Par contre, je conseillerais ce livre à des omnis pas trop convaincus ou curieux de notre engagement. Un petit pas en avant qui donne quelques infos intéressantes et qui pourrait éveiller une certaine curiosité.

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