Film : Jane & Payne

Voilà, je viens de prendre une bonne grosse claque d’une heure. Ca peut paraître long, mais quand c’est inspirant, c’est bien trop court !

Un jour, Boy Olmi et Dylan Williams, deux amis d’enfance militants pour l’environnement et la cause animale, décident de réunir deux des plus grandes personnes de notre siècle : Jane Goodall et Roger Payne. L’une est la protectrice des grands singes au Congo et messagère de la paix aux Nations Unies. Le second est fervent défenseur des baleines, celui qui a su les entendre chanter en premier. Chacun ont une fondation qui bouge les choses et chacun est respecté par les amoureux de la Nature. Et pourtant, bien qu’étant du même âge, ils ne se sont jamais rencontrés. Grâce à l’initiative d’Olmi et de Williams, Jane Goodall rejoint le temps d’un court séjour Payne dans son refuge en Patagonie. S’ensuit alors une émouvante rencontre entre deux personnes humbles, qui n’ont qu’un rêve : voir les choses changer…

Le film dure moins d’une heure et pourtant on en prend plein la vue tant les images de la Patagonie sont magnifiques. Goodall et Payne tissent très vite des liens d’amitié et nous assistons à leurs échanges au cours de repas ou de rencontres plus intimistes. Ces personnes âgées ayant oeuvré toutes leurs vies pour les animaux et pour l’environnement ne font pas le bilan de tout ce qu’ils ont accompli, mais de tout ce qu’il reste à faire. J’y ai découvert une grande dame au regard constamment bienveillant et un grand monsieur qui ne lâche rien.

Chacun d’entre eux a dit des choses qui m’ont percutée :

Jane Goodall : « Nous devons gagner du temps. Plus vite nous changerons les comportements, plus vite nous ferons prendre conscience aux gens que les choix qu’ils font au quotidien affectent la planète. On doit penser aux impacts des choses que l’on achète : d’où ça vient ? comment ça a été fabriqué ? Par des enfants esclaves ? Est-ce que ça nuit à l’environnement ? Que mange-t-on ? Comment cela a-t-il été cultivé ? Des produits chimiques ont-il été utilisés ? Est-ce que des animaux ont souffert ? Penser aux choix que l’on fait chaque jour va mener au changement d’attitude dont on a besoin. Et ça aide les gens à comprendre que leur vie compte ».

Goodall rappelle souvent que même un geste anodin peut peser sur la balance. L’heure est trop grave, chaque petit geste de chaque personne compte. Si nous en faisons tous, unis nous parviendrons à inverser la tendance actuelle.

Roger Payne, a dit plus brièvement : « Mon désir, comme toujours, est de voir l’humanité accorder de la valeur aux autres êtres vivants, voire plus, qu’elle n’en accorde à elle-même. Car c’est ça qui la sauvera. Ca et rien d’autre ».

Bref, ce documentaire, en plus d’être beau et bourré de sagesse, est bienveillant. On n’accuse pas les hommes, on fait un constat. On n’accable pas, on encourage. On apprend une belle leçon et on va de l’avant. A diffuser largement (dispo sur Netflix).

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